Mort inattendue du nourrisson : comment la prévenir ?

Date

MIN

Des progrès sont encore à faire dans la prévention de la mort inattendue du nourrisson (MIN).

Si toutes les recommandations étaient correctement suivies, la moitié des décès pourraient être évitée. Le couchage sur le dos, dans un lit adapté, est le réflexe primordial à avoir pour éviter tout risque d’enfouissement ou de confinement et donc de mort. Le point ave le Dr Elisabeth Briand-Huchet pédiatre et Médecin-conseil, Co-présidente de l’association Naître et vivre.

Ce qu’il faut faire, ce qu’il faut éviter :

  • Mettre le bébé sur le dos pour tous les moments de sommeil. Le couchage sur le côté est déconseillé. En effet, cette position est potentiellement instable et facilite un retournement sur le ventre. S’il se retourne tout seul, en revanche, vous pouvez le laisser faire si son lit est bien dégagé.
  • Couettes, coussins, couvertures et tout objet (peluche, jouet) d’une manière générale, doivent être bannis du lit du nourrisson afin de prévenir tout risque d’enfouissement et d’obstruction des voies aériennes.
  • Les dispositifs de maintien peuvent aussi se révéler dangereux, notamment les coussins de positionnement de la tête et les cales bébés.
  • L’enfant doit dormir dans un lit adapté à son âge, sans tour de lit avec un matelas ferme et ayant les bonnes dimensions par rapport au lit. Le matelas doit être recouvert simplement par un drap. Un sac de couchage type turbulette ou gigoteuse est conseillé.
  • Si le bébé dort dans un lit parapluie, ne pas rajouter de matelas car il pourrait se coincer.
  • Ne pas fumer en présence de l’enfant.
  • Eviter l’hyperthermie. Le nourrisson doit être peu couvert pour dormir. Il ne faut pas multiplier les couches de vêtements. La température de la chambre doit être comprise entre 18 et 20°.
  • Ne jamais dormir avec un enfant sur un canapé ou un fauteuil.
  • Ne jamais laisser un bébé avoir trop chaud.
  • Evitez les objets vendus dans le commerce réduisant le risque de MIN : ils ne sont indiqués ni pour les parents, ni pour vous professionnels. D’une part, ils induisent un faux sentiment de sécurité aux adultes qui risquent d’être moins attentifs et d’autre part ils entretiennent inutilement une inquiétude et un manque de confiance dans la vie du bébé.

Autres articles